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06-08-2010 - Alimentation |
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| http://www.e-sante.fr/docs_fr/img_art/000167/016604_v.jpg" />Physique, intellectuelle ou nerveuse, la fatigue est un état très fréquent qui ne doit pas s'installer dans la durée. Une bonne hygiène de sommeil, une juste dose d'activité physique, un peu de relaxation, permettent de combattre efficacement la fatigue. Mais pensez aussi à regarder dans votre assiette. L'alimentation anti-fatigue, ça existe. Suivez le guide. Fatigue et alimentation Si l'activité physique et le sommeil aident à lutter contre la fatigue, l'alimentation joue également un rôle important. Un organisme qui ne reçoit pas les aliments dont il a besoin ni en quantité adéquate, fonctionne mal et finit par s'épuiser. Ce phénomène se traduit immanquablement par de la fatigue.
Contre la fatigue, que faut-il changer dans son assiette ? Manger moins de sucre
L'organisme a besoin de sucre, mais pas trop, et il préfère les sucres à index glycémique bas, par rapport à ceux d'index glycémique élevés. Ces derniers se trouvent dans les sucreries, chocolats et autres biscuits. Ils font monter brusquement le taux de glucose dans le sang. En retour, l'organisme répond immédiatement en produisant de l'insuline. A force, le pancréas (organe producteur de l'insuline) se fatigue et un sentiment permanent de fatigue s'installe.
Il est donc nécessaire de limiter les aliments très sucrés, surtout entre les repas. Privilégiez les aliments à index glycémique bas (édulcorants, farines et céréales complètes, riz complet, basmati ou thaï, légumes et légumineuses, fruits frais...) au détriment des aliments à index glycémique élevé (sucre blanc, desserts sucrés, confiseries, sodas, farines blanches, céréales raffinées, riz blanc, pommes de terre...).
Manger la bonne quantité
Les repas trop copieux et riches en graisses fatiguent l'organisme, le forçant à constituer des réserves. Inversement, manger trop peu (restrictions caloriques imposées pendant certains régimes par exemple) fatigue aussi l'organisme, lequel peut se retrouver rapidement carencé en certains éléments. Il doit alors fournir des efforts supplémentaires pour puiser dans ses réserves.
Manger au bon rythme
Chaque repas est important. Ils doivent être pris à heure régulière, dans le calme et en prenant son temps. Autrement dit, on ne saute pas le petit-déjeuner, on n'engloutit pas un sandwich le midi et on ne festoie pas au dîner.
Manger des fruits et des légumes
Bourrés de vitamines, les fruits et les légumes sont des aliments antifatigue par excellence. De saison, crus ou cuits, mangez-en à chaque repas, petit-déjeuner compris !
N'oubliez pas les fruits secs, lesquels apportent des oligoéléments indispensables, dont le célèbre magnésium réputé antifatigue.
Boire beaucoup d'eau
L'eau aide l'organisme à éliminer. De plus, l'eau représente un apport très intéressant en oligoéléments (magnésium, phosphore, calcium, zinc, manganèse...), idéal pour retrouver du tonus.
Faire le plein de fer
De nombreuses femmes sont carencées en fer. Or une carence en fer est source de fatigue. La viande rouge est riche en cet élément, tout comme le boudin noir, les rognons, le foie, mais aussi les crevettes et les huîtres. D'autres aliments contiennent du fer et méritent d'être mis au menu : fruits secs, persil, lentilles, jaune d'oeuf, pois chiches, etc.
Attention, une fatigue persistante doit inciter à consulter son médecin afin d'en rechercher la cause. Une maladie ou un déséquilibre autre qu'alimentaire peut être en cause et doit donc être exploré puis corrigé.
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06-08-2010 - Nuits blanches |
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Une nuit blanche, c'est dangereux ? http://www.e-sante.fr/docs_fr/img_art/000167/016606_v.jpg" />La réponse est non, surtout quand on est jeune et en bonne santé. Surtout quand les nuits sont belles, et les levers de soleils paisibles. Surtout enfin quand la soupe à l'oignon est bonne et que la fête a été inoubliable. Reste que l'on peut éviter certains pièges pour ne garder que le meilleur d'une nuit blanche. Tout est question de bon sens. Quels sont les risques ? Une grosse fatigue
Cela n'a pas grande importance si vous n'avez que deux pas à faire pour rejoindre un lit, mais c'est une autre histoire sur la route si vous devez conduire. Or tout le monde accuse une baisse de vigilance, notamment autour de 3 heures du matin. Ce n'est donc pas le moment de conduire, faute de quoi votre temps de réaction double, avec les conséquences dramatiques que cela peut avoir. La somnolence multiplie par 5,6 le risque d'accident entre 2 et 5 heures du matin. De plus, si accident il y a, il risque d'être beaucoup plus grave : la nuit est responsable de 37 % des blessés graves et de 45 % des tués, pour une circulation estimée à 10% seulement.
Une recrudescence de certains problèmes médicaux
Les asthmatiques doivent fuir les endroits enfumés, car le calibre de leurs bronches a tendance à rétrécir entre 21 heures et 5 heures du matin. Ce n'est donc pas la peine d'en rajouter, sous peine de crise d'asthme (une bonne raison pour ne pas oublier vos médicaments). Ceux qui ont des antécédents cardiaques ne doivent pas forcer sur la piste de danse, surtout au petit matin : vers six heures, leur tension grimpe, leur viscosité sanguine augmente, d'où un risque accru d'infarctus, cette fois.
Des troubles de la concentration le lendemain
Passe encore si vous n'aviez pas d'autre programme que le farniente. Mais si votre emploi du temps est chargé ou pire, si vous devez impérativement mémoriser quelque chose d'important, par exemple à l'approche d'une session d'examen de rattrapage, oubliez toute idée de nuit blanche, la veille mais aussi les jours qui précèdent ! Car ne pas dormir la nuit vous expose à des troubles de la concentration et de la mémorisation. Si vous prolongez l'expérience, vous risquez même de décaler complètement votre organisme car pour que la mélatonine - une hormone qui synchronise toutes les fonctions de l'organisme - soit normalement sécrétée, vous devez dormir de nuit et de façon régulière. Or la mélatonine joue également sur votre humeur : il ne manquerait plus que vous rentriez de vacances d'une humeur massacrante !
La meilleure façon d'y échapper Durant la nuit blanche
Pensez à bien vous réhydrater, notamment si vous dansez. Ne buvez pas d'alcool - ou alternez avec des boissons non alcoolisées et évitez les mélanges - car ses méfaits viennent se surajouter à la fatigue. Prévoyez de dormir sur place, mais certainement pas de conduire alors que vous êtes épuisé. Méfiez-vous des faux amis comme les boissons riches en caféine ou la cigarette : sur le moment, ils vous donnent l'illusion d'être en forme, mais en réalité, vos réflexes ne suivent pas.
Le lendemain d'une nuit blanche ponctuelle
Ne prolongez pas votre nuit jusqu'en milieu d'après-midi car vos rythmes biologiques internes seraient trop perturbés. Le mieux est de vous lever dans la matinée et même comme d'habitude, si vous êtes du matin (c'est-à-dire couche tôt - lève tôt), quitte à faire une courte sieste et à vous coucher de bonne heure le soir venu !
En prévision d'un proche retour
Vous avez peut-être très envie de profiter jusqu'au bout de vos vacances, mais si vous avez joué les oiseaux de nuit, il risque de vous falloir plus d'une nuit de sommeil pour vous en remettre. C'est d'autant plus important que votre activité en dehors des vacances nécessite toute votre vigilance, comme la conduite d'un véhicule ou d'un engin, le travail sur une machine non dénuée de risque, etc. Dans ce cas, quelques jours au rythme habituel, avant la vraie reprise, ne seront pas de trop... Et vous pourrez toujours profiter de cette parenthèse plus calme pour trier vos photos ! http://www.e-sante.fr/aliments-complements-alimentaires-oui-mais-pharmacie-NN_11961-79-3.htm">>
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06-08-2010 - Transpiration excessive, quelles sont les solutions? |
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| http://www.e-sante.fr/docs_fr/img_art/000132/013180_v.jpg" />La transpiration excessive des mains, des pieds ou des aisselles peut être gênante ou franchement handicapante. Les personnes concernées sont nombreuses mais la plupart d'entre elles ne trouvent pas d'aide pour améliorer leur situation. Pourtant, les médecins disposent maintenant de traitements efficaces. Revue des thérapeutiques contre l'hyperhidrose ou la transpiration excessive avec le Dr Philippe Abimelec*. A quoi est due la transpiration excessive ? Dr Philippe Abimelec : La transpiration est produite par les glandes sudorales après stimulation du système nerveux dit " sympathique ", c'est une réponse à l'augmentation de la température du corps (chaleur, exercice physique, fièvre) et à l'émotion (dont le stress). Les glandes sudorales qui produisent la transpiration sont particulièrement nombreuses aux paumes des mains, aux plantes des pieds et aux aisselles, où la transpiration est plus importante.
L'hyperhidrose indique une production excessive de sueur. Les causes de l'hyperhidrose sont en général inconnues, on parle alors d'hyperhidrose essentielle ou primitive. L'hyperhidrose est plus rarement la conséquence de maladies endocriniennes ou neurologiques, on parle alors d'hyperhidrose secondaire.
La transpiration excessive débute souvent à la puberté, culmine entre 30 et 40 ans puis décroît ensuite avec l'âge. Elle est généralement intermittente et majorée par le stress, ce qui favorise l'installation d'un cercle vicieux : la transpiration excessive des mains ou des aisselles étant embarrassante, elle génère du stress, ce qui la majore.
La transpiration excessive ou hyperhidrose : un problème médical et handicapant La sudation (transpiration) excessive est un problème médical qui peut perturber la vie des personnes qui en sont les victimes. Au niveau des aisselles, les vêtements humides se décolorent et les tissus se détériorent. Au niveau des pieds, elle favorise la prolifération de mycoses et de bactéries, et accélère la détérioration des chaussures. L'hyperhidrose des mains est la plus invalidante, car elle est à l'origine d'une gêne sociale : on redoute de serrer les mains ou de toucher des papiers. Comment remédier à la transpiration excessive -ou hyperhidrose- localisée ? Les déodorants au chlorure d'aluminium Ces produits sont commercialisés sous les noms de détranspirant, antitranspirant, déodorant de longue durée, sous forme de liquide, de crème ou de gel (Etiaxil®, PM®, Dove®, Odaban®, Hydrosal®...) qui contient aussi de l'acide salicylique. Ils sont efficaces en cas de transpiration modérée, mais impuissants pour les hyperhidroses majeures. Le chlorure d'aluminium qu'ils contiennent est irritant, ils doivent être utilisés sur des aisselles bien sèches et leur application doit être suspendue quelques jours en cas de brûlures ou d'irritations, ou d'épilation. Des préparations à concentrations élevées de chlorure d'aluminium associé à l'acide salicylique (préparation du Dr Benohanian**) sont prescrites par certains dermatologues.
L'ionophorèse Il s'agit d'un traitement de seconde intention pour les hyperhidroses des mains et des pieds. Il utilise le courant électrique continu à des fins thérapeutiques. Les mains et/ou les pieds sont trempés dans des bacs remplis d'eau dans lesquels passe un courant électrique continu de faible intensité. Le traitement débute en général par trois à cinq séances de 10 minutes par semaine, jusqu'à l'obtention d'un résultat satisfaisant. Des séances d'entretien sont ensuite nécessaires deux à trois fois par semaine. L'ionophorèse est assez contraignante mais souvent efficace, bien tolérée et sans danger lorsqu'elle est réalisée par un médecin ou un kinésithérapeute diplômé. Un conseil : Il vaut mieux essayer cette thérapeutique chez un médecin (dermatologue, kinésithérapeute) avant d'acheter un appareil coûteux. Par ailleurs, la réalisation du traitement est délicate et nécessite un apprentissage pour éviter les complications (brûlures).
Le botox Le botox (toxine botulique) est un traitement rapide, sans danger et très efficace de la transpiration excessive des aisselles, des mains ou du front lorsque ceux-ci ne répondent pas au chlorure d'aluminium. Il a l'inconvénient d'être cher et présente certaines contre-indications (myasthénie, sclérose latérale amyotrophique, prise d'antibiotiques aminosides, femmes enceintes ou qui allaitent). Le botox est injecté en très petites quantités dans la peau à traiter. L'aiguille étant extrêmement fine et la piqûre superficielle, ces injections sont peu douloureuses au niveau des aisselles mais nécessitent une anesthésie au niveau des mains. L'effet apparaît deux jours après les injections puis augmente pour atteindre son maximum après deux semaines. La durée d'action varie en fonction de chaque patient, de la concentration de toxine et de la dose totale injectée. Mais en moyenne, ce traitement suspend la transpiration chez 96% des personnes pendant une durée de 7 mois. Les injections doivent être répétées à intervalles réguliers car il s'agit seulement d'un traitement suspensif.
Les interventions chirurgicales L'excision des glandes sudorales des aisselles est efficace pour la transpiration excessive invalidante des aisselles qui ne répondent pas aux autres traitements. Le chirurgien retire une large portion de la peau des aisselles, et donc aussi les glandes qui produisent la sueur. Une large cicatrice en Z persiste ensuite définitivement. La sympathectomie endoscopique transthoracique est réservée aux hyperhidroses très invalidantes des mains, qui résistent aux autres traitements, elle consiste en la ligature ou la section de racines nerveuses du système " sympathique ". Les résultats sont permanents, mais il existe des complications (inhérentes à la chirurgie et à l'anesthésie) et des effets secondaires (hyperhidrose compensatrice au niveau du thorax, du dos, des cuisses et parfois du visage). L'hyperhidrose compensatrice peut être légère ou très invalidante.
Comment traiter l'hyperhidrose généralisée ? En fonction des zones où prédomine la transpiration excessive, les traitements des hyperhidroses localisées sont couplés à un traitement par voie orale (oxybutinine, glycopyrollate ou propanthéline).
En conclusion, il existe différentes solutions permettant de remédier à une transpiration excessive localisée ou généralisée. Il ne faut donc pas hésiter à consulter son médecin traitant ou un dermatologue pour envisager les solutions les mieux adaptées au cas par cas.
* Le Dr Philippe Abimelec est dermatologue, ancien attaché à l'hôpital Saint-Louis, Médecine et chirurgie de la peau, des ongles et des cheveux et membre de la Société française de dermatologie.
** Site du Dr Benohanian dermatologue spécialiste canadien de la transpiration excessive (http://www.benohanian.com/">www.benohanian.comwww.benohanian.comhttp://www.benohanian.com/">www.benohanian.com>>) et site spécialisé sur l'hyperhidrose.
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