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06-08-2010 - Les antioxydants |
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Des antioxydants pour rester en bonne santé? Curcuma: une épice à consommer tous les jours. Le fumeur manque de vitamine C et E. http://www.e-sante.fr/docs_fr/img_art/000167/016609_v.jpg" />Le sélénium est un oligoélément ayant des propriétés antioxydantes. Il joue donc un rôle majeur dans l'organisme aux côtés des autres substances antioxydantes que sont les flavonoides par exemple, présentes notamment dans le vin rouge et le thé vert. L'autre caractéristique de cet oligoélément particulier est qu'il doit impérativement être apporté par notre alimentation. Où trouver du sélénium ? L'organisme ne fabrique pas de sélénium. Cet oligoélément doit donc être apporté impérativement par notre alimentation.
On en trouve surtout dans les produits de la mer (poisson, huîtres, coquillages, crustacés...) et dans les abats (foie, rognons...).
Des traces de sélénium sont également présentes dans les céréales et les légumes, mais leur teneur dépend directement de la richesse du sol en sélénium. Sinon, c'est la noix du Brésil qui est la plus riche : une seule suffit à combler l'apport quotidien.
Quid de l'excès ou de la carence en sélénium Les apports quotidiens recommandés sont de 50 à 70 µg.
Notre alimentation étant largement suffisante à combler nos besoins, les carences en sélénium sont rares dans les pays occidentaux et surviennent essentiellement dans des conditions particulières : maladies intestinales, alimentation parentérale (en perfusion)... Elles se traduisent certainement par une baisse des défenses immunitaires et par un risque accru de cancers.
Inversement, en excès, le sélénium peut entraîner un vieillissement prématuré ainsi qu'une augmentation du risque de maladies cardiovasculaires, et là encore, de cancers.
Une forte dose de sélénium peut également entraîner des nausées, des diarrhées, une fragilisation des ongles, une perte de cheveux et une fatigue.
A noter que trop ou pas assez de sélénium pourrait également jouer un rôle dans la survenue des cataractes.
On retiendra qu'en matière de cancers, cataractes et aussi de maladies cardiovasculaires, il ne faut ni trop, ni pas assez de sélénium.
Le rôle antioxydant du sélénium Le sélénium a un rôle d'antioxydant car il entre dans la composition d'un enzyme (la glutathion-peroxydase) qui agit sur le glutathion, molécule ayant un pouvoir antioxydant très élevé.
Rappelons que toutes les réactions qui se produisent dans l'organisme utilisent de l'oxygène et produisent des radicaux libres. Ces derniers doivent être éliminés progressivement afin d'éviter les excès qui seraient alors nocifs. Ce rôle incombe aux molécules antioxydantes.
Le sélénium intervient également dans le fonctionnement du système immunitaire et dans celui de la glande thyroïde.
En conclusion, il ne faut pas abuser des suppléments en sélénium. Mieux vaut demander l'avis de son médecin avant toute supplémentation, qui peut, par exemple, s'avérer bénéfique en thérapie complémentaire de certains cancers...
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06-08-2010 - Acouphènes |
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Les acouphènes, ces bruits "fantômes" qui hantent les oreilles de ceux qu'ils touchent, sont relativement mal connus, même par les médecins.Faisons le tour de quelques idées reçues... Pourtant fausses.
Les acouphènes, c'est quoi? Les acouphènes sont des bruits qui sont perçus par le patient, mais pas par son entourage. Ces bruissements, bourdonnements, sifflements ou autres bruits recouvrent des réalités très différentes: ils peuvent être perçus par une seule oreille ou les deux, être permanents ou transitoires, et entraîner une gêne discrète ou avoir des conséquences très sérieuses (difficultés sociales, dépression, incapacité professionnelle...). Les acouphènes s'accompagnent parfois d'un phénomène appelé hyperacousie, une hypersensibilité au bruit ou à certains bruits.
Les médecins ne peuvent rien faire contre les acouphènes? Faux! Il est vrai que la médecine n'est pas très bien armée contre les acouphènes. Les médecins ne connaissent en effet pas la cause de ces phénomènes gênants; ils n'ont que peu d'armes pour les prévenir et pour les soigner. Mais cela ne veut pas dire qu'ils n'en ont pas du tout! Face à un acouphène très prononcé qui demeure plus de 48 heures après un traumatisme des oreilles, il est donc important de consulter rapidement un ORL. Et si un acouphène présent depuis plus longtemps vous occasionne une gêne, consultez aussi - il y a de plus en plus de médecins très compétents dans ce domaine, et il existe aussi quelques cliniques des acouphènes. Une psychothérapie, et en particulier des thérapies par l'hypnose ou une thérapie cognitive comportementale, peuvent être très efficaces. Les acouphènes, on n'en guérit pas? Faux! Beaucoup de gens pensent qu'une fois qu'un acouphène est installé (on estime qu'un acouphène est chronique au bout de six mois d'évolution), c'est pour la vie, et que l'on n'en guérit pas. C'est pourtant faux... en effet, il arrive que les acouphènes disparaissent comme ils sont venus. Et il arrive surtout que les personnes touchées; surtout si elles sont bien prises en charge, ne ressentent plus aucune gêne par rapport à leur acouphène. Donc une fois que le diagnostic est posé, il n'y a aucune raison de perdre espoir.
Les acouphènes, c'est psychologique? Faux! Les acouphènes sont un phénomène complexe, qui touche à la fois le cerveau et les émotions, et qui n'est pas encore parfaitement compris. Ce qui est clair pour les spécialistes, c'est qu'il y a bien une cause physique, probablement dans le cerveau, aux acouphènes. Mais il est tout aussi certain que la psychologie joue un rôle énorme dans la manière dont un acouphène sera vécu - qui peut aller d'une gêne mineure, voire absente, à un phénomène extrêmement difficile à supporter, qui rend tous les aspects de la vie difficiles à vivre. Quand on a des acouphènes, il faut éviter tous les bruits? Faux! Trop souvent, les personnes affectées par les acouphènes ont tendance à rechercher le silence et à éviter avec angoisse tous les bruits violents, même au point de se rendre la vie en société difficile. C'est un très mauvais calcul. En effet, dans le silence, les bruits parasites que sont les acouphènes deviennent encore plus faciles à repérer. Et par ailleurs, s'exposer au bruit va permettre de désensibiliser l'oreille. Il n'est pas question de faire volontairement violence à son oreille, bien entendu! Mais il est important de continuer à vivre et de ne pas se couper du monde.
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06-08-2010 - Sommes-nous si différents des personnes schizophrènes? |
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La schizophrènie est une maladie mentale qui fait peur par son étrangeté. Les personnes qui en sont atteintes semblent très différentes de celles qui se sentent bien dans leur peau, et de ce fait, très difficiles à comprendre. Pourtant, entre le malade atteint de schizophrénie et une personne en parfaite santé mentale, il n'existe pas tant de distance qu'on pourrait le croire. Jean-Louis Monestès, psychologue qui a beaucoup écrit de manière claire et très humaine sur le sujet répond à quelques questions. D'abord, la schizophrénie, qu'est-ce que c'est exactement ? Jean-Louis Monestès : Bien que cette maladie puisse prendre des formes très variées, elle se caractérise classiquement par deux signes : les hallucinations et les idées délirantes. Pourtant, beaucoup de personnes vivent ces expériences alors même qu'elles ne sont pas atteintes de schizophrénie.
La plupart des gens autour de nous ont donc, d'après vous, des idées délirantes et des hallucinations ! JLM : Disons que chacun est susceptible de vivre ces expériences de manière ponctuelle et qu'il est très fréquent de les avoir vécues, bien plus qu'on ne le croit. On sait que 5 à 25 % des personnes non-malades ont déjà eu des hallucinations. Il peut par exemple s'agir de la voix d'une personne aimée que l'on entend juste après son décès. C'est fréquent dans les jours qui suivent un deuil. Les hallucinations hypnagogiques, au moment où vous sombrez dans le sommeil, sont aussi relativement fréquentes. Vous pouvez voir quelque chose ou entendre une voix alors qu'il n'y a personne… Et l'on sait que les hallucinations peuvent apparaître dans les cas de fatigue intense, de privation de sommeil ou encore d'isolement. Vous parlez des hallucinations, mais beaucoup de personnes non atteintes de schizophrénie auraient aussi des idées délirantes ? JLM : Il peut nous arriver à tous de croire en des choses non démontrées. Ces idées correspondent à des conclusions fausses à partir de faits observés. Elles sont très répandues. Parmi les personnes qui ne sont pas touchées par la schizophrénie, on sait que 25 % pensent qu'il y a des gens qui leur en veulent ou qu'il existe un complot contre elles.
Il peut arriver à n'importe qui de tirer des conclusions aberrantes à partir de ce qu'il vit et d'en être convaincu. Par exemple, dans un avion, pour peu que vous vous sentiez un peu stressé, si vous entendez des bruits bizarres, vous pouvez avoir la conviction que l'avion va s'écraser... même si tout va parfaitement bien. Et si l'hôtesse vous rassure, vous pouvez vous dire ' c'est une preuve que ça va vraiment mal, sinon, elle n'aurait pas besoin de chercher à rassurer les passagers… ' Et vous vous angoissez encore plus. C'est une interprétation quasi délirante à partir de ce que vous vivez.
Alors, si nous avons tous des hallucinations et des idées délirantes, quelle est la différence entre une personne schizophrène et une personne non-schizophrène ? JLM : La différence se situe d'abord dans la fréquence des hallucinations. Chez une personne atteinte de schizophrénie, les hallucinations sont beaucoup plus fréquentes. Cela peut être très éprouvant d'entendre toute la journée des voix par exemple. Et puis, ces hallucinations sont plus connotées. Pour les hallucinations auditives, les plus fréquentes, il peut s'agir de menaces, de commentaires parfois agressifs, ou encore d'insultes. Alors que chez monsieur tout le monde, une hallucination sera bien plus neutre en général. Il pourra entendre une voix qui l'appelle par exemple. Et puis, il faut savoir que lors d'une hallucination, l'activité du cerveau est la même que lorsqu'on entend quelque chose provenant du monde extérieur. Lorsqu'un malade dit entendre une voix, il l'entend réellement, même si vous ne pouvez l'entendre. Ce n'est pas imaginaire, il y a bien quelque chose qui se passe dans son cerveau. C'est comme s'il y avait un bug ou un mauvais câblage qui entraîne une modification des perceptions auditives, visuelles, olfactives…
Si nous entendons exceptionnellement une voix alors que personne n'est présent, nous pouvons nous dire que nous sommes fatigués ou que cela n'a pas d'importance. Lorsque les patients entendent fréquemment une voix qui les insulte et semble connaître de nombreux détails sur eux, et qu'en plus cette voix a toutes les caractéristiques des voix entendues habituellement, il leur est très difficile de ne pas en tenir compte. Et pour les idées délirantes, quelle est la différence entre une personne souffrant de schizophrénie et une personne qui n'en souffre pas ? JLM : L'idée délirante apparaît souvent à cause des hallucinations ou des modifications émotionnelles. Prenons le cas de quelqu'un qui entend des voix. Il les entend réellement même si vous, vous ne les entendez pas. Le premier réflexe de son entourage, c'est de lui dire : ' Mais non, tu n'as rien entendu '. Lui se dit : ' pourtant, j'entends bien une voix. ' Alors, il cherche une explication, car il est très difficile de rester passif face à quelque chose qui nous angoisse. L'explication qu'il trouve peut paraître impossible ou délirante, mais c'est la seule qu'il trouve. Comment expliquer que quelqu'un puisse lui parler directement dans la tête sans que personne d'autre ne l'entende ? Cela peut être Dieu qui lui parle ? Ou quelqu'un de très puissant ? Quelqu'un qui cherche à le manipuler ? Des extraterrestres ? Un micro dans sa tête ? L'idée délirante est en fait une tentative de rendre intelligible ce que vit cette personne.
S'il nous arrive de croire en des choses non démontrées, c'est généralement face à des événements moins impliquant que d'entendre une voix nous parler ou de sentir nos pensées manipulées par un autre. Si l'on s'imagine à la place de cette personne, on peut penser que l'on réagirait de la même manière.
Le problème, c'est que lorsqu'une personne explique à son entourage ce qu'elle vit et ce qu'elle pense, tout le monde lui dit : ' mais tu es folle ! '. Les patients se retrouvent souvent confrontés à des expériences inquiétantes et étranges, mais ne peuvent pas souvent en parler, ou trouver d'explication acceptée par leur entourage. Elles ont souvent tendance à se renfermer sur elles-mêmes, à se couper des autres, à ne plus parler de ce que les autres ne peuvent supporter d'entendre. Ce qui leur donne encore moins de chances d'envisager différemment ce qui leur arrive.
La schizophrénie est donc un processus, un phénomène dynamique qui se met en place à partir des hallucinations et des modifications émotionnelles et qui conduit aux explications délirantes. C'est pourquoi si l'on prend cette maladie en charge très tôt, avant que la construction d'idées délirantes et l'isolement ne soient installés, le traitement fonctionne mieux. C'est donc une maladie qui gagne à être détectée tôt. Nous pouvons faire notre possible pour éviter que des nœuds très serrés, donc difficiles à dénouer, se mettent en place. Alors, au moindre doute, il faut vraiment consulter un psychiatre ou un psychologue.
http://www.e-sante.fr/sante-enfant-questions-sur-inceste-psychiatre-expert-NN_14435-112-9.htm"> /> Les personnes atteintes de schizophrénie sont réputées plus dangereuses, voire violentes. Est-ce une réalité ?
JLM : C'est une idée fausse qui fait énormément de mal. La réalité, c'est que les personnes atteintes de schizophrénie sont fragiles et subissent 11 fois plus de violences que les autres. En 2002 par exemple, sur 47.655 personnes mises en cause pour agression, seules 285 ont été considérées comme irresponsables pour cause psychiatrique. Soit 0,59 % des crimes et délits, alors qu'il existe 1 % à 1,5 % de personnes atteintes de schizophrénie*.
Les faits-divers relatés dans les médias sont évidemment dramatiques. Mais s'ils sont montés en épingle, c'est qu'il est angoissant d'imaginer que la violence puisse frapper au hasard. Nous vivons dans une société où nous voulons tout comprendre et tout contrôler. L'incompréhension est à l'origine de peurs irrationnelles. La schizophrénie est une maladie mal connue qui paraît très éloignée de ce que nous pouvons vivre. Les réactions dans les médias sont bien moins nombreuses lorsqu'une personne ivre tue quelqu'un d'un coup de couteau, bien que l'événement soit tout aussi dramatique et insupportable. Il est, pourtant, beaucoup plus fréquent.
Il faut impérativement lutter contre cette fausse idée qui associe violence et schizophrénie. Véhiculer cette idée conduit à stigmatiser les patients et les familles, qui se sentent rejetés et souffrent encore davantage. De plus, cela peut entraîner des retards dans la demande d'aide, face à la maladie. Alors comment se comporter face à une personne atteinte de cette maladie qu'est la schizophrénie ? JLM : C'est difficile à expliquer en quelques mots, puisque j'ai écrit tout un livre sur le sujet ! Mais il faut avant tout chercher à se mettre à la place de l'autre, essayer de le comprendre et non prendre de front ces signes en niant leur existence. Et cela n'est ni facile, ni naturel. Cela s'apprend en comprenant davantage ce que recouvre cette maladie et ce que vit le patient. C'est pourquoi il est bon de se faire aider pour être un soutien affectueux pour la personne malade.
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